Préparation du voyage

Quitter son travail pour un tour du Monde ?

La première angoisse à lever dans les préparatifs d’un tour du Monde est aussi l’une des plus tristes peurs des français (après celle du logement) : perdre la source de leur bien-être matériel ou de la sécurité de leur proche.
Bonnes nouvelles, en France, plusieurs possibilités :

  • Le congé sabbatique
    • Si vous êtes salariés depuis 6 années (cumulées ou non) dont les 3 années dans la même entreprise, vous avez le droit de prendre jusqu’à 11 mois de congés non rémunérés puis de reprendre votre activité comme si de rien n’était. Votre patron est en effet tenu de vous reprendre au même salaire et à un poste au moins équivalent. De son côté, le salarié n’est pas tenu de revenir…
    • Si votre entreprise compte plus de 200 collaborateurs, ce congé ne peut pas être refusé – au pire repoussé une fois de 9 mois. Si la taille de votre société est inférieure, votre employeur peut le refuser. Voir le site du gouvernement.
  • La rupture conventionnelle
    • Vous partez avec une petite prime selon votre ancienneté à laquelle s’ajoute vos congés payés. Cependant, votre employeur n’est pas tenu de l’accepter mais vous aurez droit à vos indemnités chômage au retour avec cette option.
  • La clause de mobilité
    •  Si vous avez une clause de mobilité dans votre contrat – ou pas d’ailleurs, vous pouvez tenter un licenciement pour ce motif -i.e. un refus. Celui-ci coute moins cher à votre employeur et assez simple à mettre en place – bien faire attention qu’il ne soit pas précisé sur les lettres de rupture une mention pour faute grave et vous aurez le droit à vos indemnités. La rupture conventionnelle reste préférable.
  • Démission : Rock’n’roll !
    • Vous partez en vainqueur mais sans prime (sauf congés payés) et surtout vous n’aurez le droit de toucher vos indemnités chômage qu’après 2 ou 3 mois de carrence, si vous pouvez prouver que vous êtes en recherche active – à vérifier auprès de pôle emploi selon votre statut.

Les indemnités : chômage en rentrant d’un tour du monde.

À partir de la date où vous quittez votre emploi (sauf en sabbatique évidemment) vous avez 12 mois pour vous inscrire à Pole emploi ou 11 mois de suspension si vous vous inscrivez – il faut donc avoir pensé à suspendre vos droits.
De cette manière, à votre retour de voyage, c’est comme si vous aviez quitté votre emploi la veille. Attention, les éventuelles primes de départ et congés payés entre en compte pour le calcul des indemnités et peuvent causer un délai de carence avant de pouvoir les percevoir. Mais cette durée de carence est limitée à deux mois et demi. Concrètement, si vous partez 6 mois après un licenciement « légitime » vous pourrez vous inscrire à Pôle emploi sans carence puisqu’elle aura déjà été couverte (c’est la date de fin de contrat qui est prise en compte et non celle de l’inscription, contrairement au calcul des indemnités).

La bonne solution : partir sereinement.

Dans tous les cas, notre conseil est d’économiser pour votre voyage (quitte à prendre son mal en patience) et de ne surtout pas profiter des indemnités pendant votre voyage. Au pire cela peut vous coûter très cher si vous vous faites coincer, au mieux vous perdez du temps d’indemnisation pour votre retour quand vous rechercherez un emploi.
Et gardez à l’esprit que ce type de voyage donne des ailes et vous donnera le temps de penser un projet professionnel, vous pourrez alors bien avoir besoin de ces aides – surtout que vous pouvez demander un versement de la moitié des indemnités (un an de chômage) en cas de création d’entreprise! Mais ceci est une autre histoire.
Mais surtout, surtout, c’est vraiment faire le parasite et perdre en liberté de conscience – et cette virée n’est que pure liberté !

Quitter son logement pour un tour du monde ?

Si vous êtes propriétaire, à vous de voir (logement inoccupé, location, revente). Si vous êtes locataire, vous pouvez sous louer avec l’accord de votre bailleur. Mais le mieux (mais pas le plus reposant) reste de trouver un endroit où stocker ses affaires et de prévoir des frais au retour pour réaménager.

Combien de temps pour préparer un tour du monde ?

Au plus tard, l’idée prend forme en général un an avant de partir, six mois pour commencer à lire les blogs, réfléchir au trajet et à l’équipement et les quatre derniers mois avant le départ pour l’action (quitter son travail, penser au déménagement, achat des billets, visa).
En ce qui nous concerne, nous y pensions depuis un an, mais nous nous sommes réellement décidés le lendemain de note mariage, soit 3 mois avant de partir. Si nous avons pu organiser un mariage dans l’année et enchainer, je pense que tout est possible même avec un délai encore plus « court » !

Quel itinéraire choisir pour un tour du monde ?

Votre décision pour le trajet va osciller entre ces critères : vos envies, votre budget, le climat du moment, la cohérence des transports, votre capacité physique.

Dresser d’abord la liste même subjective des pays qui vous tentent. Et classer-les dans l’ordre (vers l’Est ou vers l’Ouest).
Pour un an, franchement, essayer de tourner entre 10 et 20 pays. Attention à ne pas choisir trop de pays « difficiles » (dangereux, miséreux, transports chaotiques) si vous ne vous en sentez pas la force. Il ne s’agit pas d’un voyage de tourisme des quelques semaines mais bien d’une année entière !
Fixez votre budget total, faites des simulations d’après le budget moyen journalier par pays.
Ensuite, en fonction du mois, vérifiez que le climat du pays vous convient.

Quand et dans quel sens partir autour du monde ?

Les départs autour du monde depuis la France, de ce que nous avons pu lire, s’effectuent entre Août (vers l’Est) et Janvier (vers l’Ouest). Mais il n’y a pas vraiment de règle évidemment car il y a autant de façons de voyager que de voyageurs. Avec le peu d’expérience, il semble toutefois préférable en terme d’expériences, de partir vers l’Asie puis vers les Amériques.