Amman toi

Nous sommes arrivés à Amman, première capitale à visiter de notre du monde et celle de la Jordanie.
Enfin presque, puisque que le minibus pris depuis Madaba décide de nous lâcher un « le bus ne va pas plus loin vous devez descendre et prendre un taxi ». Nous pensions pourtant qu’ils allaient nous déposer limite devant notre auberge tellement nous avions passé de temps à leur expliquer.
Mais nous voilà débarqués sur un terre-plein triangulaire de trois mètres carrés au beau milieu du périphérique…

Nous sommes descendus dans un hôtel connu des backpakers où nous avons pu rencontrer Mike, l’anglais avec qui nous verrons Jerash, ainsi que d’autres voyageurs notamment un jeune couple français de retour d’Israël qui nous conseillera sur l’Asie.

Nous partons visiter la citadelle – qui se mérite à pied… Nous arrivons à la fermeture, mais on nous laissera entrer par un premier acte de corruption du personnel, qui se mettra l’entrée dans sa poche plutôt que dans la caisse!

L’atmosphère de la ville n’est pas spécialement reposante mais nous y croiserons une jeune jordanienne qui nous indiquera les bonnes adresses. Et notamment le Jafra Resturant qui curieusement n’est dans aucun guide mais qui pour nous sera d’une grande bouffée – de chicha. On aura pour la première fois l’impression d’être immergé dans la population jordanienne et ainsi observer : ce bar à chicha qui est également un restaurant café est un peu l’équivalent de nos pubs, on y a croisé des familles qui viennent partager un narguilé (femmes et enfants) des jeunes couples très hypes (foulard de sortie, strass et talons aiguilles), et des groupes de jeunes qui viennent écouter le chanteur à la luth et partager houmous et fallafels.

Amman a mauvaise réputation auprès des voyageurs… nous y sommes restés 3 jours, c’étaient effectivement un peu trop – l’air y est pesant. Mais cela nous a permis de nous roder aux arnaques diverses et à la négociation – on pourrait en écrire un sketch !

Le plus fatigant nerveusement, ce sont nos repères bouleversés. On peut prendre un taxi bédouin le matin, qui montre des photos de sa famille et parle en arabe pour nous aux chauffeurs de bus pour être sûr de la direction et, le soir, prendre un autre taxi qui demandera 5 fois plus cher pour le même trajet en oubliant de mettre son compteur – et lorsqu’il le met il vous balade.
Et l’on peut vous offrir les pâtisseries que vous souhaitez acheter comme vous faire payer le prix d’un restaurant pour une bouteille d’eau dans une épicerie…
Nous nous réconforterons en prenant une nouvelle fois un mansaf – allégé bien sûr.

Nous décidons de partir plein sud vers Aqaba pour remonter ensuite la Jordanie, en espérant y trouver un peu plus de chaleur qui manque cruellement à Amman !