Mandalay et les cités anciennes

Nous partons donc en bus de nuit pour Mandalay, nous faisons la connaissance de Yann, un français qui connait très bien l’Asie et avec qui nous partageons le trajet en taxi puis en bus.

Le bus de nuit est une expérience en soit en Birmanie, Karaoké à fond et feuilletons kitchs égaieront le trajet. Le son est coupé vers 23h mais difficile de dormir malgré tout car nous sommes réveillés à chaque arrêt pour manger et faire une toilette – distribution de brosse à dent ! Nous voilà arrivés, frais comme des garons à Mandalay. Nous avons peu ou pas dormi, il est 5h30 du matin, il faut attraper un pickup et trouver une guest house.

Après 3 guest house qui affichent complet, nous trouvons le ET Hotel, il leur reste une triple, nous la partagerons avec Yann, pas le choix et il est sympa en plus, on se croit un peu en colo !
En attendant que la chambre soit prête, nous partageons un petit déjeuner (samoussas café) avec Yemen, un birman et une américaine installée à Yangon comme professeur, Erika, l’unique personne à faire du couch surfing dans toute la Birmanie car cela est interdit aux locaux ! Ils nous donneront beaucoup d’informations sur le pays en général et sur les visites. Par exemple, le mois prochain, il y aura des ATM à Yangon !

Mais pas le temps de se reposer, dans le Hall Yann tombe sur un couple belge et un couple anglais qui partent faire la visite des cités anciennes … Nous partageons le pickup avec eux et partons donc vers Sangaing, Inwa et Amarapura.

Première étape : La Paya Mahamuni.

Les hommes qui vénèrent ce Bouddha font la queue pour recourir son corps d’une feuille d’or (spécialité de Mandalay). Les femmes s’agenouillent devant, elles n’ont pas le droit de le toucher (car une femme ne sera jamais un Bouddha). Certaines femmes contestent cette règle car Bouddha n’aurait jamais rien dit de tel ! Mais c’est la loi de l’homme qui règne évidemment…

Deuxième étape : La cité ancienne de Sagaing, stupas et pagodes.

Troisième étape : Inwa

Qui fût la capitale du royaume birman pendant 400 ans. Coupée des routes par une rivière, nous devons prendre un petit bateau pour nous y rendre et visitons la cité ancienne en calèche. Plusieurs sites se visitent mais nous ne ferons que ceux qui ne nécessitent pas d’avoir payé la taxe gouvernementale : ainsi nous ne verrons que de l’extérieur le monastère en teck. Ce qui ne nous empêchera pas de voir des choses intéressantes : une tour de pise birmane, Nanmyin (ainsi à cause d’un séisme), des pagodes et stupas anciennes …
Tout le long de cette balade, des petites filles viennent vendre des babioles et parlent très bien français: « c’est joli, c’est local, c’est pas cher, c’est moi qui l’ai fait. C’est toi qui achète, c’est moi qui suis content ».

Dernière étape : Le pont U Bein à Amarapura

Le pont en teck le plus long du monde. Coucher de soleil magnifique en se baladant avec les bonzes qui empruntent ce pont sur 1.2 km de planches en teck !

Nous finissons la journée dans un restaurant de rue indien – ici, les restos sont sur les trottoirs, ils cuisinent sur les trottoirs, ils vivent littéralement sur le trottoir ! Donc, forcément, les chappattis avaient des petits cailloux et des odeurs de pots d’échappement !

 

On a passé une journée enrichissante ! On boit ensemble une petite bière birmane sur le toit de l’hôtel avant d’aller se coucher.