Bangkok city

Nous sommes de retour à Bangkok, content de retrouver un peu de confort. Nous en profitons pour faire nos visas pour la Chine et pour régler quelques détails administratifs. En tant que Français le délai ne peut être accéléré, nous serons donc obligés d’attendre 4 jours ouvrés pour quitter Bangkok. Nous avons ainsi eu l’occasion de tester la plupart des transports et de voir une bonne partie de la Ville.

Bangkok est vraiment un carrefour pour les voyageurs et on voit ici tout le panel touristique possible : les Backpackeurs, les familles, les « hommes seuls », les bandes de potes venus s’éclater ou avoir une « copine thaï », les australiens alcoolisés en genre de « springbreak » (nos préférés, je vais leur dédier une page spéciale), les couples en voyage romantique, les copines, les sportifs, les vieux baroudeurs etc etc …

À notre arrivée, nous partageons le taxi avec le voyageur finlandais rencontré au Myanmar. Une fois arrivé à Khao San, le quartier animé et touristique, le taxi nous demande plus que ce qu’il y a d’indiqué sur le compteur. S’ensuit une série de sketchs digne des commerçants malhonnêtes thaïs qui en plus d’être de mauvais comédiens, sont de piètres menteurs.
Notre taxi va tour à tour prétendre que c’est la taxe de l’aéroport mais nous lui répliquons qu’il l’a déjà prise en compte au départ sur son compteur, puis va simuler aller chercher la police – qui était à trois mètres, mais il reviendra sans. Ensuite, il essaiera d’ameuter la population qui reste totalement indifférente, pour finalement proclamer que les taxis ne sont pas assez chers en Thaïlande et qu’il faut qu’on lui donne plus… Nous lui proposons alors d’aller chercher la police nous-mêmes, ce qui mettra un terme à la discussion.

Sinon Bangkok est une ville que nous avons adorée, vivante et moderne. Nous avons profité des massages de pieds, massages thaï, coiffeur, pédicure etc. Vous pouvez vous faire masser les pieds dans la rue pour 4€ pendant une heure, manger des tas de trucs super bons pour moins de 1 ou 2 €, il y a des petits concerts de bar à chaque coin de rue et la fête semble ne jamais s’arrêter … C’est une ville où tout est fait pour le plaisir avec évidemment, ses dérives !

Nous nous sommes rendus au centre de Bangkok qui regroupent 4 bâtiments dédiés au royaume de la consommation (le MBK, le discovery, le siam et le paragon center), il y en a pour tous les goûts, les contrefaçons, le luxe, les bouibouis, la technologie et il y a au Paragon center un immense Cinéma 4D que nous avons expérimenté et nous avons trouvé ça génial.

 

Bref nous avons passé énormément de temps à trouver quelques petits cadeaux de noël pour la famille, préparer la suite de notre voyage, mettre à jour le blog …

Nous avons eu au dernier moment nos billets de train pour Surat Hani grâce au geek qui s’était occupé de nos visas en nous faisant des faux pour être sûr de les avoir alors que nous n’en avions pas besoin, mais ça avait l’air de l’amuser énormément. Nous étions un peu désespérés car le 23 au soir, le train de nuit pour fêter noël dans le sud, était complet et quelques heures avant il nous dit que finalement on a des places !!
OUF car on aime bien Bangkok mais 6 jours ici ça commence à faire beaucoup. On récupère nos visas, nos billets de train et on fonce à la gare en tuk tuk pour le train couchette et direction Khao Sok, un parc national dans la jungle.

Faire son visa pour la Chine à Bangkok

Nous conseillons d’aller voir l’agence au septième étage du D&D Inn sur khao San (tout comme pour le coiffeur et les massages  d’ailleurs, tout est calme et moins cher). Pour les français, le visa chinois n’est pas si évident à obtenir (réservation d’hôtel, billets d’avion, attestation de revenu…). Ici, vous trouverez un jeune geek qui s’occupera de tout pour pas vraiment plus cher qu’en se rendant à l’embassade et surtout on vous demandera uniquement vos passeports. Nous avions en effet tous les documents utiles… mais il a tenu à nous offrir de fausses réservations d’hôtel et un faut billet d’avion…

Bangkok et les arnaques…

En fait une chose à savoir sur les taxis à Bangkok, c’est qu’ils oublient de vous rendre la monnaie et vous regardent avec un grand sourire ou l’air hagard du genre je ne comprends pas votre langue. Que nini ! Il y a aussi pas mal de variantes, nous avons eu un taxi-meter – qui doit donc lancer son compteur – tentant de négocier la course deux fois le prix ! Il se vengera par une tentative de « je n’ai pas de monnaie« , mais celle-là aussi on la connait, même s’il n’en rendra pas l’intégralité…
C’est assez désespérant d’autant plus qu’ils s’énervent très vite … Par contre, nous avons pris un trishaw, connu pour être des arnaqueurs sur roulettes – ils ne vous déposent pas forcément au bon endroit et surtout vous font faire le tour des commerces pour leur commission… et bien nous n’avons eu aucun problème, pas cher et très rapide pour ne pas rater le train c’était parfait.

Le secret, c’est dès le départ de bien se mettre d’accord, sur les conditions (le compteur, pas de tailleurs ni de bijoutiers ou strip tease) et les sommes (à négocier ou de mettre le compteur).

Nous avons ensuite connu le soir une autre variante… une vendeuse de pad thaï qui une fois la cuisine lancée, augmentait le tarif chaque fois qu’on lui redemandait le prix, et plus on enlevait d’ingrédients, plus le prix montait. Malheureusement nous avions donné le montant qu’elle n’a jamais voulu rendre – et comme ça partait un peu en cacahuète on est parti (en vainqueurs).

Enfin pour éviter les longues discussions surréalistes dont certains commerçants thaïs sont rompus, il faut prévoir l’appoint et ne pas donner l’argent si possible tant que la prestation n’est pas terminée ou livrée. Et surtout, se méfier lorsque les prix ne sont pas affichés !
Enfin le dernier conseil que l’on peut donner sur les transports ce serait de prendre les bus et ferry qui sont très économiques et pratiques contrairement à ce que dit le guide. Il y a des petits kiosques d’info touristiques un peu partout en ville, vous leur dites où vous voulez vous rendre et ils vous donnent le numéro de bus, où le prendre et où s’arrêter. Le bus coute environ 7B, le bateau 15B et vous pouvez traverser la ville avec ! C’était finalement beaucoup moins stressant que le taxi ou tuk-tuk ! Nous avons même à 2 reprises voyagé gratuitement, apparemment les personnes indiquées pour passer dans le bus et vous faire payer votre ticket avait dû faire la fête trop tard la veille !